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15 Août Assomption de Marie

« Bénie entre toutes les femmes »

Alors que nous vivons dans une société parfois « matchsite », où des cultures et des religions différentes des nôtres dégradent l’image et le droit de la femme, alors que l’on reproche, parfois à juste titre, à notre église d’être un peu misogyne, nous allons célébrer par deux fois Marie, bénie entre toutes les femmes : D’abord avec la fête de l’assomption où elle est « glorifiée, corps et âme », le 15 Aout, puis au pèlerinage à Notre Dame de la Faye … C’est l’occasion pour nous de nous rappeler dans la Bible, ce qui fonde l’égalité entre l’homme et la femme, ainsi que la place que Dieu a donnée à la femme dans l’histoire du salut. Là où Dieu a donné à la femme une telle dimension et une telle dignité, nos comportements et nos idées devraient pouvoir répondre aux déviances et aux atteintes à ce fondement de notre religion et de notre culture.

Dans une époque où l’égalité homme-femme était bien loin d’être acquise, l’auteur de la Genèse précise, de façon très imagée, la pensée du créateur :

« Le Seigneur Dieu planta un jardin en Eden, il modela l’homme avec la glaise du sol, souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. …Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul, il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie… Et Dieu fit tomber sur l’homme un profond sommeil. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place, puis, de la côte il façonna une femme et la présenta à l’homme. Alors celui-ci s’écria : « C’est l’os de mes os et la chair de ma chair, on l’appellera femme ». C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un. » Genèse, Chapitre 2, versets 4 et suivants.

Le Christ « né d’une femme » la vierge Marie, rappellera souvent à ses contemporains ce texte fondamental de la Bible, spécialement quand les hommes voudront s’octroyer des droits particuliers sur la femme, tels que les droits « masculins » au divorce ou à la correction des mœurs.

L’Église, très réservée sur la place des femmes en son sein, donne, par la fête de l’assomption une dimension particulière à Marie dans l’histoire de notre salut : « Aujourd’hui la Vierge Marie, la Mère de Dieu, est élevée dans la gloire du ciel, parfaite image de l’Eglise à venir, aurore de l’Eglise triomphante, elle guide et soutient l’espérance de ton peuple encore en chemin. Tu as préservé de la dégradation du tombeau le corps qui avait porté Ton propre fils et mis au monde l’auteur de la vie » Préface du 15 Aout.

Un extrait du Talmud (commentaire juif de la loi de Moïse) accompagne notre réflexion : « Prends bien garde de ne jamais faire pleurer une femme, parce que Dieu compte ses larmes…. La femme est sortie de la côte de l’homme, non de ses pieds pour être son paillasson, ni de sa tête pour lui être supérieure, mais de son flanc pour être son égale. Juste en dessous de son bras pour être protégée et à côté de son cœur pour être aimée »