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Dimanche de la Miséricorde Divine

OCTAVE DE PÂQUES

Frères et sœurs, à la demande de Jésus lui-même à sainte Faustine Kowalska dans les années 30 au XX° siècle, nous célébrons dans l’Octave de Pâques, en communion avec toute l’Eglise, le Dimanche de la Miséricorde Divine. Dans la jungle que devient notre monde, le Seigneur veut que les chrétiens prient pour la conversion des pauvres pécheurs, et exercent la Miséricorde, par l’action; lorsque c’est impossible, par la parole; lorsque c’est impossible, par la prière. Mais comment faire miséricorde, sans l’avoir d’abord expérimentée pour notre propre compte? Il faut nous ouvrir à la miséricorde divine en demandant sincèrement pardon pour tous nos péchés.

Le Dimanche de la Miséricorde divine centre le regard de notre contemplation sur le Cœur de Jésus, duquel sortent deux rayons, un rouge et un blanc, dans l’image montrée à Sœur Faustine, selon les mots mêmes de saint Jean: « d’un coup de lance, un des soldats lui transperça le côté, et aussitôt, il en jaillit du sang et de l’eau ». Saint Thomas…. d’Aquin a cette magnifique expression: à la Croix, Dieu regarde tellement l’immense charité du Christ qu’il ne voit plus nos péchés. Ils ont tout simplement disparu, submergés dans ce Lac très pur aux eaux calmes, au fond de cet océan sans rivage où nul n’ira jamais les rechercher, comme dit Isaïe. (Un ami prêtre ajoute que Le Seigneur plante un écriteau sur la berge : « interdit de pêcher »… !)

Mais pour voir nos péchés engloutis par la Miséricorde, il faut les lui donner. L’amour de Dieu est infini. Mais l’homme peut être têtu à l’infini. Le Seigneur demande notre confiance. Et la confiance s’oppose en nous à la racine même de nos péchés, qui est l’orgueil. Orgueil de l’endurcissement: « je fais ce que je veux et j’ai le droit de persévérer dans le mal»; orgueil du désespoir: « mes péchés sont trop immenses ».

« Par ses blessures, nous sommes guéris » proclamait le Prophète. Et Dieu s’exclamait encore: « une femme peut-elle oublier son enfant? Même s’il s’en trouvait une pour l’oublier moi, dit Dieu, je ne t’oublierai pas. Vois, je t’ai gravé sur les paumes de mes mains. » Gravés sur les paumes de Jésus avec les clous de sa Passion, voilà où il nous faut toujours revenir, pour retrouver confiance et reprendre coeur:  « Avance ton doigt ici et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté ».

Mais tout ceci est-il compatible avec ce verset de l’Evangile: « ceux à qui vous maintiendrez leurs péchés, ils leur seront maintenus »? Est-ce bien cela la miséricorde? Oui! C’est même l’institution du sacrement de la réconciliation. Car il fonctionne au plus simple, par « lier » et « délier », « remettre » et « maintenir ». L’Eglise désigne le péché et propose la miséricorde. Elle est là pour aider à voir le péché, pour pouvoir s’en repentir; on le désigne pour l’enlever.

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « si j’avais commis tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance, car je sais bien que cette multitude d’offenses, n’est qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent » et alors je me jette avec confiance dans ce Feu. Notre Dame à Fatima, suppliait que l’on prie pour la conversion des pécheurs, avec la belle prière enseignée par l’ange aux petits voyants « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas ». Amen !