Conférence fête de Saint Joseph 19 Mars
L’espérance différent de l’espoir!
Même si ici c’est St Joseph de Bon Espoir
Il y a « bon » donc on pourrait dire aussi St joseph de l’espérance.
L’espérance est une vertu
2 mots pour un seul verbe » espérer »
L’espoir = attendre raisonnablement l’obtention de quelque chose de bon.
Si on y met du positif l’espoir ne sera pas déçu.
Si on travaille normalement on a l’espoir d’avoir son bac. Une attente probable
L’espérance = désirer avec confiance de voir se réaliser une promesse.
Un désir avec confiance. Quelque chose de profond.
Une promesse n’est pas seulement quelque chose de bon (on va y revenir)
La confiance c’est la foi, dans l’espérance : un acte de foi
Espérance et foi sont liées.
L’espérance chrétienne suppose un acte de foi.
He 11 : la foi est une façon de posséder ce que l’on espère.
On espère le royaume, c’est lointain, on espère la rencontre avec le Seigneur, c’est le futur.
Par la foi, ce qui était futur devient réalité présente.
Désirer suppose quelque chose de fort, de profond, désirer le retour d’un enfant par exemple. C’est au cœur de l’homme. Cet élan de la personne qui pousse vers l’avant, vers la vie.
Le désir est lié à l’amour, vertu de charité qu’on essaie de mettre en œuvre.
On ne peut pas séparer espérance et charité.
On retrouve donc les trois vertus théologales foi espérance et charité
Comme le Père le Fils et le Saint Esprit.
L’objet de l’espérance est bien une promesse, ce que Dieu veut pour nous depuis le commencement.
L’histoire du peuple de Dieu qui marche vers la promesse faite à Abraham.
Au cœur de la Bible il y a la réalisation attendue d’une promesse, parfois inimaginable, l’ange qui vient annoncer à une jeune fille…
Parce qu’on se sait aimé du Seigneur l’espérance peut prendre corps, peut prendre réalité.
Est ce que ça vaut le coup d’y croire ?
St Paul ce matin nous dit que oui, dans les situations les plus impossibles, Dieu peut agir.
L’espérance peut que nous être donnée. Elle ne déçoit pas. Cette promesse de Dieu qui paraît impossible, nous pouvons y croire et espérer sa réalisation.
Derrière une promesse il y a toujours quelqu’un.
Ce n’est pas dans un objet, une théorie, mais quelqu’un.
Nous ne pouvons espérer que par Dieu, cela nous est donné. De même que l’amour.
Nous aimons parce que Dieu nous a aimés en premier.
Nous pouvons mettre en œuvre notre espérance parce que c’est un cadeau.
St Joseph Pèlerin d’espérance, l’homme aux songes .
Il rêve, dans ses rêves, Dieu lui parle.
- L’annonciation à Joseph.
- Le songe pour la fuite en Égypte.
- Le songe en Égypte pour revenir en Israël.
Traits communs :
Il prit chez lui son épouse.
Il prit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte
Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère et rentra en pays d’Israël.
Prendre c’est protéger, d’un danger, en père nourricier et protecteur.
Mais plus profond : il se lève
On se redresse, acte de vie
Et c’est le signe de l’alliance.
Joseph est pénétré, transpercé par cette espérance dans l’alliance. L’alliance est le thème qui traverse toute la Bible.
Joseph concrétise l’alliance de Dieu avec l’humanité.
Avec l’alliance scellée dans le sang de Jésus, on voit se réaliser la Promesse, l’alliance nouvelle, éternelle.
- Joseph donne le Nom de Jésus (ce que lui a commandé l’ange), il nomme Jésus = Dieu sauve.
L’homme dans le don du nom reconnaît sa paternité, accepte sa mission d’élever l’enfant.
Le Christ a reçu sa mission dans ce nom. C’est pour Joseph une participation active dans la mission de Jésus. Comme ce qui nous est demandé à nous chrétiens. Participer à l’œuvre de rédemption.
La puissance du nom de Jésus : en prononçant ce nom, il a une efficacité particulière.
Pas de paroles de Joseph rapportées dans les évangile, sauf dans le fait qu’il donne son Nom à Jésus.
Ce Nom est déjà une prière.
Joseph exprime cette première prière à Jésus, et met toute son espérance dans ce Nom.
- Se retirer en Égypte : qu’elle signification ? L’Égypte séjour du peuple hébreu en esclavage avant l’exode. (cf l’autre Joseph vendu par ses frères)
Dans ce temps de désert la sainte famille va se constituer. A eux trois un petit peuple, un petit reste d’Israël. Forme de purification. Temps de carême. Nécessaire à l’espérance car l’espérance se déploie, vit dans le temps, dans l’épreuve, qui permet d’affiner le désir, d’approfondir sa relation avec le Seigneur.
Les liens d’amour, spirituels se constituent, pour préparer la mission de Jésus. Mt 2,13-15 d’Égypte j’ai appelé mon Fils.
L’attente d’un appel, qui doit être formulé par Dieu. Nous avons tous un appel. Prenons le temps d’écouter. Laissons nous appeler par le Seigneur. Retirons nous au fond de nous-mêmes, spécialement pendant ce temps du Carême
- Le songe du retour.
Retour à la terre promise. Revivre la période de l’exil. Entrer dans le pays d’Israël c’est entrer dans l’espérance. Il faut faire un acte de volonté, un pas, c’est une décision d’espérer. Ce n’est pas passif.
Tout redevient possible. La réalisation de cette espérance des nations est rendue possible.
On accepte une mission, on accepte d’aller vers.
On est dans l’espérance de la mission de l’Eglise qui se lève.
Désir d’être avec, de faire alliance, de mettre en œuvre la nouvelle alliance avec le Seigneur, être membre à part entière de l’Eglise, l’amour du Seigneur doit toujours s’élargir encore et encore.
Poser cet acte de foi : je crois parce que je suis animé d’un profond de désir.
Espérer nous donne les éléments de réalisation de la promesse.
St Joseph a pu mettre en œuvre tout cela.
Comme Joseph prenons l’enfant et sa mère avec nous dans nos vies.
La conclusion est au pied de la croix quand Jésus dit voici ta mère et le disciple bien aimé la prit chez lui, ce n’est plus Joseph, c’est nous , c’est l’Eglise qui prenons Marie chez nous.




